À propos
Brigitte Étienne
Orthophoniste libérale à Mamers depuis 1978 · Enseignante à l’École d’orthophonie de Tours depuis 1996 · Créatrice des jeux Rigolettres et Rigoloverbes
Si vous lisez ces lignes, c’est probablement parce qu’un enfant que vous aimez peine à lire, ou que vous cherchez un outil sérieux pour l’accompagner. Vous méritez de savoir qui a conçu ces jeux, et pourquoi.
Une vocation née à 17 ans
Je suis née en 1948 et j’ai passé mon bac à 17 ans. À l’époque, je voulais devenir médecin. J’ai commencé des études de médecine à Rouen, de 1963 à 1967. Mais j’ai vite compris que ma vraie passion, ce n’était pas le diagnostic médical, c’était le langage, et la façon dont il se construit, se trouble et se rééduque chez l’enfant.
J’ai donc bifurqué vers l’orthophonie à Tours, de 1969 à 1971. C’était les débuts de la profession en France, il fallait tout inventer. J’y ai appris le métier auprès de praticiens pionniers, à une époque où les troubles du langage écrit étaient encore mal compris par l’école et la médecine.
1978 : installation à Mamers
En 1978, je me suis installée en libéral à Mamers, dans la Sarthe. Je n’ai jamais quitté ce cabinet. Cela fait aujourd’hui plus de quarante-cinq ans que je reçois des enfants, et leurs parents, pour des bilans et des rééducations en orthophonie.
Au fil des années, j’ai accompagné des centaines d’enfants dyslexiques, dysorthographiques, retards de langage, troubles de la conscience phonologique, dyscalculie, dysphasie. Chaque enfant m’a appris quelque chose. Et chaque parent m’a rappelé combien la patience, la confiance et le jeu sont des leviers plus puissants que n’importe quel manuel.
Sept enfants, et une cuisine pleine de cartes plastifiées
En parallèle de ma vie professionnelle, j’ai élevé sept enfants. Sept apprentissages de la lecture, sept tempéraments différents, sept façons d’entrer dans le langage écrit. Cela m’a énormément appris, sur la diversité des profils d’apprenants, sur ce qui marche, et sur ce qui ne marche pas.
C’est aussi à la maison, en famille, que les premiers jeux Rigolettres sont nés. Pas dans un laboratoire, ni dans un studio de design, sur la table de la cuisine. Je dessinais des cartes, je découpais, je plastifiais. Mes propres enfants, puis mes petits-enfants, ont été les premiers cobayes. Mes patients ont pris le relais.
1996 : enseigner aux futurs orthophonistes
En 1996, l’École d’orthophonie de Tours m’a invitée à enseigner. J’y donne cours encore aujourd’hui. Depuis 2002, je suis responsable du module Langage Oral, et depuis 1998, je dirige des mémoires de fin d’études.
Cette double casquette, clinicienne en cabinet le lundi, formatrice à la fac le jeudi, me nourrit dans les deux sens. Mes étudiants me posent des questions auxquelles je n’aurais pas pensé seule. Et mes patients me confrontent chaque semaine à ce qui ne s’apprend pas dans les livres.
Travaux ministériels et engagement de terrain
J’ai eu la chance de participer à des travaux ministériels sur la réforme de l’enseignement primaire, au moment où la question des méthodes de lecture occupait les débats publics. C’était une occasion précieuse de faire remonter ce que les orthophonistes constatent au quotidien : la méthode syllabique, explicite et systématique, est ce qui marche pour la grande majorité des enfants, et tout particulièrement pour ceux qui ont des fragilités.
Pourquoi des jeux, et pas un manuel ?
Parce qu’un enfant qui s’amuse apprend cinq fois plus vite qu’un enfant qui fait des exercices. Parce qu’un jeu peut se rejouer cent fois sans lasser, alors qu’un manuel se referme après quinze minutes. Parce qu’autour d’un jeu, parents, frères et sœurs et grands-parents peuvent participer, chose qu’un cahier d’exercices ne permet pas.
Les jeux Rigolettres (apprentissage de la lecture) et Rigoloverbes (conjugaison) sont nés de ce constat. Chaque règle, chaque carte, chaque niveau de difficulté a été testé en cabinet avec des enfants réels, avant d’être édité. Rien n’est théorique. Tout vient du terrain.
« Mon objectif n’a jamais été de remplacer l’orthophoniste, ni l’enseignant, ni le parent. Mon objectif, c’est que l’enfant joue, rie, et, sans s’en rendre compte, apprenne à lire. »
Brigitte Étienne
Une fabrication française, à dix kilomètres du cabinet
Tous les jeux Rigolettres sont imprimés et façonnés à Mamers, par l’imprimerie Auffret-Plessix, à dix kilomètres de mon cabinet. Je tenais à cela. À l’heure où la plupart des jeux éducatifs sont fabriqués à l’autre bout du monde, j’ai voulu garder une chaîne courte, pour pouvoir aller voir, vérifier la qualité, ajuster à la moindre demande. Et pour soutenir une économie locale qui me tient à cœur.
Et aujourd’hui ?
Aujourd’hui, je continue de recevoir des enfants en cabinet, d’enseigner aux futurs orthophonistes à Tours, et de concevoir de nouveaux jeux quand un besoin clinique précis se présente. La gamme s’est élargie : Rigolettres N°1, N°2, N°3, cinq Rigoloverbes (un par temps de l’indicatif), deux livres de grammaire. Et il y aura d’autres jeux. Tant qu’il y aura des enfants en difficulté de lecture, il y aura des Rigolettres à inventer.
Si vous êtes parent, vous trouverez ici des jeux pour accompagner votre enfant à la maison sans transformer le salon en salle de classe. Si vous êtes orthophoniste ou enseignant·e, vous trouverez du matériel testé en cabinet, modulable, et qui plaît aux enfants. Si vous êtes grand-parent, vous trouverez un cadeau qui a du sens, celui d’un outil qui pourrait, qui sait, débloquer quelque chose.
Et si vous avez des questions, écrivez-moi. Je réponds personnellement, ou bien Albéric, mon fils qui m’aide pour la boutique, vous répondra avec autant d’attention.
Brigitte Étienne
