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Jeu de conjugaison : apprendre les temps du français en jouant (CE2 à 6e)

Votre enfant bloque sur la conjugaison, surtout le passé simple ? Un jeu de cartes conçu par une orthophoniste pour automatiser les terminaisons en 15 min/jour. CM1-CM2, dysorthographie.

Guide pédagogique · orthophoniste

Jeu de conjugaison : apprendre les temps du français en jouant (CE2 à 6e)

La conjugaison française est, chaque année, la première source de crise de nerfs dans les familles de CM1-CM2. Présent, imparfait, futur passent encore, mais le passé simple déclenche systématiquement l’incompréhension. Je suis Brigitte, orthophoniste à Mamers depuis 1978, et j’ai vu défiler des dizaines d’enfants bloqués sur « il fut », « elle prit », « ils vinrent ». Voici pourquoi ces temps sont si difficiles, pourquoi un jeu est la bonne approche pour les ancrer, et le jeu que j’ai conçu pour mes patients.

⏱ 6 min de lecture · Niveaux CE2 · CM1 · CM2 · 6e · profils dysorthographiques

Pourquoi la conjugaison bloque autant les enfants

Apprendre la conjugaison, c’est demander à un enfant de 9-10 ans de mémoriser des centaines de terminaisons associées à six personnes, une dizaine de temps et trois groupes de verbes qui, en plus, comportent des exceptions à chaque ligne. C’est objectivement un exercice de mémoire massive, sans grand écho avec l’usage oral quotidien (qui ignore totalement le passé simple et, de plus en plus, le subjonctif imparfait).

Quand on ajoute à cela :

  • Une méthode d’apprentissage scolaire qui reste à 90 % la liste à apprendre par cœur.
  • Des évaluations qui sanctionnent l’erreur plutôt que la progression.
  • Un vocabulaire grammatical (« auxiliaire », « désinence », « radical ») qui rajoute une couche de complexité lexicale.

…on comprend pourquoi la conjugaison figure dans le top 3 des difficultés signalées par les familles en cabinet. Ce n’est ni de la fainéantise, ni un trouble forcément, c’est juste un apprentissage mal adapté au cerveau enfant.

Le passé simple : l’épreuve du feu du CM1-CM2

Si vous avez un enfant en CM1 ou CM2 qui « ne supportait pas le français » et qui maintenant « déteste » le français, il y a de bonnes chances que la bascule se soit faite sur le passé simple. Trois raisons à cela :

  • C’est un temps qui ne se parle pas. L’enfant n’entend jamais « il fit », « elle courut », « ils burent » à la maison. Aucun ancrage auditif préalable, contrairement à l’imparfait qu’il connaît depuis tout petit.
  • Les terminaisons sont très variées. -a, -as, -a, -âmes, -âtes, -èrent pour le 1er groupe. -is, -is, -it, -îmes, -îtes, -irent pour le 2e. Et le 3e groupe, c’est le Far West.
  • Les exceptions sont nombreuses et fréquentes. « Être », « avoir », « faire », « venir », « prendre », « tenir », tous les verbes les plus courants sont irréguliers au passé simple. L’enfant rencontre l’exception avant même la règle.

Conséquence : un enfant qui lisait bien en CE2 peut se sentir démuni face à un texte en passé simple. Il bute, décroche, perd confiance. Et c’est à ce stade précis qu’un bon outil ludique peut tout changer.

Pourquoi un jeu marche mieux qu’un tableau de verbes

Je passe beaucoup de temps en cabinet à désamorcer les tableaux de conjugaison. Non pas qu’ils soient mauvais, ils sont juste indigestes pour un enfant de 9-10 ans. Un jeu, lui, présente 5 avantages concrets :

  1. Il fractionne l’apprentissage. 10 minutes de jeu = 20 conjugaisons rencontrées. 10 minutes de tableau = 1 tableau lu distraitement.
  2. Il crée un enjeu. Gagner une carte, battre son record, défier maman. L’attention est mobilisée, l’encodage mémoire est meilleur.
  3. Il répète sans ennuyer. On rejoue 4 parties consécutives avec les mêmes verbes sans que l’enfant ressente de lassitude. Un tableau, on le lit 1 fois.
  4. Il met l’enfant en position de réussite. Il gagne des points, rit quand il se trompe, continue. L’affect est positif, pas punitif.
  5. Il favorise le co-apprentissage. Un parent qui joue avec son enfant apprend (ou ré-apprend) la conjugaison en même temps. Cela légitime l’effort.

Rigoloverbes : le jeu de conjugaison conçu en cabinet

CM1 · CM2 · 6e · profils dysortho

Rigoloverbes, Passé Simple

Le premier jeu de cartes de la gamme Rigoloverbes, entièrement dédié au passé simple. Conçu d’abord pour mes patients dysorthographiques qui « plantaient » en cours de français dès qu’un conte passait au passé simple.

Contenu : cartes verbes × pronoms, familles de terminaisons (–a / –it / –ut), règles enfant (reconnaître la bonne forme) et règles grand (composer la forme correcte avec les cartes). 15 minutes par partie, 2 à 4 joueurs.

Ce que ça travaille :

  • Automatisation des terminaisons du passé simple (1er, 2e, 3e groupe).
  • Mémorisation des verbes irréguliers les plus fréquents (être, avoir, faire, venir, prendre, vouloir, pouvoir).
  • Discrimination visuelle « -a / -à / -as / -at », source fréquente d’erreurs dys.

Ce que j’observe : après 3 semaines de pratique régulière, un enfant CM2 qui plantait le passé simple arrive à conjuguer correctement les 20 verbes les plus courants de mémoire. C’est suffisant pour ne plus être en échec en classe.

Voir Rigoloverbes Passé Simple →

Le protocole maison : 10 minutes par jour, 3 semaines

Pour tirer le maximum du jeu, voici le protocole que je conseille aux familles :

  1. Semaine 1, un groupe à la fois. On joue uniquement avec les cartes verbes du 1er groupe (terminaisons en –a). L’enfant automatise une famille avant de mélanger.
  2. Semaine 2, 2e groupe + révision du 1er. On ajoute les cartes en –it. 10 minutes, 70 % nouveau / 30 % ancien.
  3. Semaine 3, 3e groupe + mix. On ajoute les irréguliers. Parties mixtes.
  4. Semaine 4+, maintenance. 2 parties par semaine suffisent pour que l’apprentissage ne décroche pas jusqu’aux vacances.

Le créneau idéal : après le goûter, avant les devoirs. Pas le soir, le cerveau est fatigué et la conjugaison demande de la vigilance. Évitez d’associer le jeu aux devoirs : il doit rester un moment de plaisir, pas une corvée déguisée.

Conjugaison et dysorthographie : un angle particulier

Pour les enfants dysorthographiques, la conjugaison cumule deux difficultés : la règle à mémoriser et l’orthographe à écrire correctement. Deux charges cognitives pour un cerveau qui gère déjà difficilement une seule.

Rigoloverbes aide spécifiquement parce qu’il propose les terminaisons sous forme de cartes à choisir, pas à écrire. L’enfant dys peut ainsi se concentrer sur la règle de conjugaison sans être pénalisé par l’écriture, puis transférer progressivement à la production écrite. C’est une astuce que j’utilisais déjà en cabinet, avant même de concevoir le jeu.

J’ai développé cette approche plus largement dans mon guide Quel jeu pour un enfant dyslexique ou dysorthographique.

« Un enfant dysorthographique qui échoue en conjugaison ne manque pas de mémoire : il manque d’angle. Changez l’angle, changez le canal sensoriel, et vous verrez qu’il retient très bien. »

— Brigitte, orthophoniste à Mamers

Questions fréquentes

À partir de quel âge / quelle classe utiliser Rigoloverbes ?

Idéalement à partir du CM1 (9-10 ans), quand le passé simple est introduit en classe. Utilisable en CE2 pour les enfants avancés, jusqu’en 6e pour les enfants en rattrapage. Même en collège pour les profils dys qui n’ont jamais automatisé ces formes.

Quelle différence avec un Bescherelle ou un cahier d’exercices ?

Un Bescherelle est un outil de référence, pas d’apprentissage. Un cahier d’exercices demande à l’enfant de produire seul, en écriture, ce qu’il n’a pas encore mémorisé, avec risque d’échec. Le jeu permet la rencontre répétée avec les formes, dans un contexte ludique et partagé, avant de demander la production autonome.

Rigoloverbes couvre-t-il tous les temps ?

Non, pour l’instant seulement le passé simple, parce que c’est LA difficulté bloquante au primaire. D’autres titres dans la gamme Rigoloverbes sont en cours de conception (présent des 3e groupe, imparfait / passé composé). Tenez-vous informés via notre newsletter.

Combien de temps avant de voir des progrès concrets ?

Avec le protocole 10 min/jour, l’enfant commence à reconnaître spontanément les formes correctes en 10-12 jours. L’automatisation de la production écrite demande 4 à 6 semaines. Ce sont les ordres de grandeur observés en cabinet, pas une garantie.

Mon enfant n’est pas dys, est-ce qu’il peut quand même utiliser Rigoloverbes ?

Totalement. Le jeu n’a pas été conçu « pour les dys », il a été conçu en cabinet, donc avec des enfants dys parmi mes patients. Mais il est parfait pour tout enfant de CM1-CM2 qui galère ou qui veut consolider. Les enseignants de CM l’utilisent aussi en atelier.

Peut-on l’utiliser en classe ?

Oui, de nombreux enseignants CM1-CM2 l’utilisent en atelier. Tarif dégressif à partir de 5 jeux : contactez contact@rigolettres.fr.

Où se joue Rigoloverbes ?

Autour d’une table. 2 à 4 joueurs. 15 minutes par partie. Aucune préparation, pas de plateau, juste les cartes et deux adultes / enfants qui se défient.

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